Différentiel type A
Protection obligatoire du circuit dédié d’une borne 7 kW, facturée autour de 150 € dans le tableau des coûts.
Publié le 20 août 2026
Photo : Bibliothèque Sparx Elec En bref
Installer une borne de recharge pour voiture électrique en Suisse ne se résume pas à fixer une wallbox contre un mur. Entre la norme sur les installations à basse tension, l’autorisation d’installer délivrée par l’ESTI et l’annonce au gestionnaire de réseau, le cadre est précis, et chaque étape a un coût. Dans cet article, je présente le raisonnement d’installation que je tiens en tant qu’électricien quand un projet de borne de recharge arrive sur la table : les normes applicables, le dimensionnement du circuit, les prix en francs suisses, les subventions cantonales et le déroulé complet de la pose.
En Suisse, l’installation d’une borne de recharge résidentielle s’articule autour de la norme NIBT (SN 411000) et des exigences de l’OIBT, imposant une autorisation d’installer accordée par l’ESTI. Le raccordement type d’une maison individuelle mobilise une wallbox triphasée de 11 kW (16 A) sur circuit radial dédié depuis le tableau principal, protégée par un disjoncteur adapté et un dispositif différentiel Type B ou Type A assorti d’une détection DC 6 mA, pour un investissement total moyen de CHF 1’500 à 4’000.
CHF 1'500 à 4'000
coût complet d'une installation de borne à domicile en Suisse, matériel et pose inclus
11 kW
puissance triphasée couvrant 90 % à 95 % des besoins résidentiels
30 mA
sensibilité du différentiel type A ou B du circuit de recharge
4 à 8 semaines
délai total de la décision à la mise en service
En Suisse, deux textes structurent toute installation électrique. La NIBT, la Norme pour Installations à Basse Tension (SN 411000), est la référence principale pour toutes les installations électriques du pays. Elle définit les exigences de sécurité pour la conception, l’installation et la maintenance des systèmes électriques, y compris les bornes de recharge pour véhicules électriques. Concrètement, elle couvre deux points qui intéressent directement un projet de borne : la protection contre les surtensions et le dimensionnement des câbles pour supporter la charge des bornes. C’est un texte technique, édité par Electrosuisse, qui protège les personnes, les animaux d’élevage et les biens lors de la planification, de la mise en place et du contrôle de ces installations.
À côté de la norme technique, l’OIBT, l’ordonnance sur les installations électriques à basse tension (RS 734.27), s’applique aux installations à courant fort n’excédant pas 1000 V en courant alternatif ou 1500 V en courant continu. Les installations domestiques y sont notamment soumises. C’est cette ordonnance qui donne sa force à l’obligation de faire appel à un professionnel : l’installation d’une borne doit obligatoirement être réalisée par un électricien titulaire d’une autorisation d’installer délivrée par l’ESTI, l’Inspection fédérale des installations à courant fort. Cette obligation légale est inscrite dans l’OIBT, à l’article 6.
La conséquence est directe : installer sa borne soi-même est illégal en Suisse, et l’installation n’est pas couverte par les assurances en cas de sinistre. La liste des entreprises d’installation agréées est disponible auprès d’Electrosuisse. Quand on me demande si l’on peut poser sa wallbox soi-même pour économiser quelques centaines de francs, ma réponse tient en deux mots : pas en Suisse. L’autorisation d’installer n’est pas une formalité, c’est la garantie que l’installation respecte la NIBT et qu’elle sera contrôlée avant sa mise en service.
Une borne de recharge n’est pas un appareil que l’on branche sur une prise existante. Elle nécessite un circuit dédié depuis le tableau électrique : un câble 5G2.5 ou 5G6 mm² selon la puissance, un disjoncteur calibré (16 A ou 32 A) et un différentiel de type A ou B (30 mA) pour la protection contre les courants de fuite. Le point de vigilance : sans différentiel adapté, une fuite de courant continu — typique de la recharge — n’est pas détectée par un différentiel standard de type AC. C’est la raison pour laquelle le type du différentiel compte autant que son calibre.
La mise à la terre est obligatoire sur toutes les bornes de recharge. Les bornes doivent en outre être équipées de dispositifs de protection différentielle (RCD) de type A ou B qui coupent l’alimentation en cas de courant de fuite, pour prévenir le risque d’électrocution. Dans un raisonnement d’installation, c’est le premier point que je vérifie sur le tableau existant : a-t-il la place, la capacité et les protections adaptées pour recevoir un circuit de recharge ?
| Élément | Rôle | Caractéristique |
|---|---|---|
| Élément Circuit dédié | Rôle Alimente la borne seule depuis le tableau | Caractéristique Câble 5G2.5 ou 5G6 mm² selon la puissance |
| Élément Disjoncteur calibré | Rôle Protège le circuit contre les surcharges | Caractéristique 16 A ou 32 A |
| Élément Différentiel de type A ou B | Rôle Coupe l'alimentation en cas de courant de fuite | Caractéristique Sensibilité 30 mA |
| Élément Mise à la terre | Rôle Prévient le risque d'électrocution | Caractéristique Obligatoire sur toutes les bornes |
Les éléments du circuit de recharge d'une borne, selon la NIBT et les directives de l'ESTI.
Le tableau ci-dessus résume les éléments du circuit de recharge et leur rôle. Le différentiel et le disjoncteur calibré s’installent sur le rail du tableau, dans l’espace libre ; le câble dédié part ensuite vers l’emplacement de la borne. C’est sur ces points que porte l’essentiel du contrôle avant mise en service.
Différentiel type A
Protection obligatoire du circuit dédié d’une borne 7 kW, facturée autour de 150 € dans le tableau des coûts.
Le différentiel du circuit de recharge se reconnaît à son marquage de type. Sur une borne, le type B est recommandé : il détecte aussi les courants de fuite continus, là où un type AC classique reste aveugle. Le bouton de test permet de vérifier régulièrement que le mécanisme fonctionne, comme sur n’importe quel différentiel de l’installation.
Quelle puissance choisir pour sa borne ? Une borne 11 kW triphasée couvre les besoins de 90 % des véhicules électriques selon easyRecharge, et de 95 % des besoins résidentiels selon I.ON. C’est la puissance la plus courante pour une maison individuelle en Suisse, et celle que je dimensionne par défaut dans un raisonnement d’installation standard.
Le point essentiel : c’est le maillon faible de la chaîne qui détermine la puissance de recharge maximale. La chaîne, c’est la voiture, le câble de recharge et la wallbox. Si le chargeur embarqué du véhicule accepte 11 kW, que le câble est prévu pour 11 kW mais que la borne est limitée à 7,4 kW, c’est la borne qui fixe la limite. Il faut donc vérifier les trois maillons avant de dimensionner le circuit et de choisir le modèle.
Pour les immeubles, la réflexion change d’échelle. L’exemple du TCS : une PPE de 9 appartements avec places de parc souterraines conçue pour 80 A supporte une borne de 11 kW ou trois bornes de 3,7 kW. Si plusieurs voitures électriques sont branchées en même temps, un renforcement du raccordement de la maison est recommandé, et l’on optera pour des bornes intelligentes qui mesurent et s’adaptent à l’intensité de charge du réseau. C’est un cas typique où le dimensionnement se fait au niveau du bâtiment, pas au niveau de la place de parc.
Le coût complet d’une installation de borne à domicile en Suisse se situe entre CHF 1’500 et 4’000, matériel et pose inclus. Pour une borne 11 kW triphasée standard, la plus courante, il faut compter CHF 2’000 à 3’000 dans la majorité des cas. La décomposition typique se présente ainsi : la borne elle-même pour CHF 800 à 2’500, l’installation par l’électricien pour CHF 600 à 2’000 (2 à 4 heures de main d’œuvre à CHF 400 à 800), le câblage pour CHF 100 à 600, le disjoncteur et le différentiel pour CHF 150 à 300, la mise en service et le contrôle pour CHF 100 à 200, et la demande au distributeur pour CHF 0 à 150.
| Poste | Fourchette en CHF | Remarque |
|---|---|---|
| Poste Borne | Fourchette en CHF 800 à 2'500 | Remarque 11 kW triphasé dans la majorité des cas |
| Poste Main d'œuvre de l'électricien | Fourchette en CHF 600 à 2'000 | Remarque 2 à 4 heures de travail, câblage compris |
| Poste Câblage | Fourchette en CHF 100 à 600 | Remarque la distance tableau-borne fait varier ce poste |
| Poste Disjoncteur et différentiel | Fourchette en CHF 150 à 300 | Remarque type A ou B, sensibilité 30 mA |
| Poste Mise en service et contrôle | Fourchette en CHF 100 à 200 | Remarque contrôle de l'installation selon l'OIBT |
| Poste Demande au distributeur | Fourchette en CHF 0 à 150 | Remarque annonce au gestionnaire de réseau |
Décomposition typique d'une installation complète de borne en Suisse, matériel et pose inclus (easyRecharge).
Les chiffres publiés par I.ON pour les chantiers résidentiels de Suisse romande en 2026 affinent ces fourchettes. Borne 11 kW triphasé, maison individuelle, raccordement standard : 1’800 à 3’200 CHF. Avec tirage de câble long, au-delà de 20 mètres : 2’500 à 4’000 CHF. Borne 22 kW triphasé : 2’400 à 3’800 CHF. Borne 11 kW avec adaptation du tableau nécessaire : 3’000 à 5’500 CHF. Le total typique se situe entre 1’850 et 3’600 CHF.
Le facteur numéro un qui fait grimper la facture, c’est la distance entre le tableau électrique et l’emplacement de la borne. Chaque mètre de câble supplémentaire coûte CHF 15 à 25, avec un câble 5G6 mm² pour 11 kW. La distance moyenne tableau-borne est de 12 mètres en maison individuelle suisse ; au-delà de 20 mètres, le surcoût de câblage devient significatif, de l’ordre de CHF 300 à 500. Autrement dit, le choix de l’emplacement de la borne se discute avant tout en mètres de câble.
La deuxième variable, celle qui fait le plus bouger les devis, c’est l’état du tableau. Si le tableau n’a pas la capacité disponible — souvent le cas sur des installations des années 1980 à 1990 — il faut ajouter une mise à niveau facturée CHF 1’200 à 3’000. C’est la variable qui fait le plus bouger les devis, bien plus que le choix du modèle de borne lui-même.
Avant de dimensionner le circuit de la borne, je lis le tableau existant : les protections en place, la place disponible sur le rail, le calibre du raccordement. Les protections existantes et la place disponible se lisent sur le tableau avant de dimensionner le circuit de la borne : c’est ce que montre l’image ci-dessous.
Tableau Legrand existant
Les protections existantes et la place disponible se lisent sur le tableau avant de dimensionner le circuit de la borne.
Un tableau des années 1980 à 1990 n’a souvent pas la capacité disponible pour accueillir un circuit de recharge supplémentaire. Dans ce cas, le raisonnement d’installation intègre une mise à niveau du tableau, facturée CHF 1’200 à 3’000, avant la pose de la borne elle-même. C’est typiquement le poste que l’on découvre à la visite technique, et qui explique l’écart entre un devis simple et un devis complet.
Le contrôle ne s’arrête pas au rail : la mise à la terre doit être vérifiée sur toute l’installation, et les dispositifs de protection différentielle du circuit de recharge doivent être de type A ou B, avec une sensibilité de 30 mA. Je vérifie aussi l’espace libre pour le disjoncteur calibré (16 A ou 32 A) et pour le différentiel, ainsi que le passage de câble entre le tableau et l’emplacement de la borne.
L’annonce au gestionnaire de réseau est obligatoire avant la pose de la borne. Romande Energie, SIG, BKW, Groupe E ou les services industriels communaux doivent être informés de l’ajout d’une borne. C’est une simple annonce dans la plupart des cas, plus rarement une demande d’autorisation explicite. Le délai de traitement est de 2 à 4 semaines selon le distributeur, et l’installateur s’en charge dans le cadre de sa prestation.
L’ensemble du processus prend 4 à 8 semaines, de la décision d’installer à la mise en service. Il faut aussi garder en tête la structure très locale du pays : la Suisse compte 625 gestionnaires de réseau de distribution (GRD) autonomes, et chacun des 26 cantons a son propre règlement sur les constructions. Les conditions précises se vérifient donc au cas par cas, selon le canton, la commune et le distributeur concerné.
Plusieurs cantons et communes subventionnent l’installation de bornes de recharge, avec des montants de CHF 500 à 2’000 selon le canton. Genève verse jusqu’à CHF 2’000 pour une borne intelligente installée par un installateur agréé. Vaud verse CHF 500 à 1’000, le Valais CHF 500 à 1’500, Fribourg CHF 500, Berne un montant variable, et Zurich CHF 500 à 1’000.
Selon SuisseEnergie, 42 % des propriétaires suisses de véhicules électriques ont bénéficié d’une forme de subvention pour leur infrastructure de recharge. L’exemple fribourgeois illustre l’ampleur du dispositif : l’État de Fribourg subventionne depuis le 1er juillet 2022 l’installation de bornes privées, avec un million de francs alloué dont 80 % (800’000 CHF) déjà engagés en réponse à environ 650 demandes, la grande majorité portant sur une seule borne.
Dans un raisonnement d’installation, je conseille donc de vérifier les aides du canton et de la commune avant de lancer le projet. La subvention peut couvrir une part significative du coût, à condition de passer par un installateur agréé et, dans certains cantons, d’opter pour une borne intelligente et de respecter les conditions de l’aide. Le montant exact se confirme auprès du service cantonal compétent.
Le câble Type 2, celui qui relie la borne au véhicule, n’est pas toujours fourni avec la borne : sur certains modèles, il est proposé en option à 200 à 400 CHF. C’est un poste à prévoir dans le budget, et un maillon de la chaîne à vérifier pour déterminer la puissance de recharge réelle.
Pour une borne installée à l’extérieur, l’indice de protection IP54 ou IP65 est obligatoire. L’emplacement choisi doit permettre un passage de câble propre depuis le tableau et, si possible, limiter la distance : chaque mètre de câble supplémentaire coûte CHF 15 à 25, et la distance moyenne tableau-borne est de 12 mètres en maison individuelle suisse.
Prise renforcée P17
Le socle de la prise renforcée se distingue d’une prise classique avant de trancher entre prise et borne.
Le socle d’une prise renforcée se distingue au premier coup d’œil d’une prise classique, comme le montre l’image ci-dessus : c’est un repère utile à connaître avant de trancher entre prise et borne selon l’usage prévu et la puissance visée.
Pour les locataires, la situation est très différente de celle des propriétaires. Le droit du bail suisse ne prévoit pas de droit à une borne de recharge pour les locataires ; c’est le propriétaire qui décide. L’article 260a du Code des obligations stipule que le locataire ne peut modifier le bien loué qu’avec le consentement écrit du propriétaire — et cela vaut aussi pour les places de parc.
Si le propriétaire refuse, le locataire ne peut pas faire installer de borne à ses frais. En immeuble, il faut passer par la PPE ou par une démarche collective. C’est un point à clarifier très en amont : avant de demander un devis, il faut savoir qui décide et qui finance l’installation.
Une fois la borne en service, l’usage au quotidien est simple : on branche la voiture le soir et elle est entièrement chargée le lendemain matin. Le coût de la recharge à la maison est d’environ quatre à six francs pour 100 kilomètres parcourus, soit environ la moitié de ce que coûterait une voiture à essence sur la même distance. C’est l’argument économique qui pousse la plupart des propriétaires à équiper leur garage ou leur place de parc.
Le cadre va peut-être évoluer pour les locataires et les propriétaires par étages. Le Conseil fédéral a mis en consultation le 19 juin 2026 une modification de la loi sur l’énergie, avec une fin de procédure le 12 octobre 2026, qui pourrait obliger les propriétaires fonciers d’immeubles d’habitation à réaliser une installation de base de recharge si les locataires ou propriétaires par étages l’exigent. Cette évolution s’inscrit dans le prolongement de la motion 23.3936 adoptée par le Parlement en juin 2025.
L’installation de base comprend le précâblage jusqu’à la place de stationnement, un système d’attribution de la consommation d’électricité et un système de gestion de la charge. En cas de location, les coûts peuvent en principe être répercutés sur le loyer de la place de stationnement. C’est une évolution à suivre pour tous les projets en immeuble : le droit pourrait bientôt reconnaître une obligation d’équiper, là où aujourd’hui tout repose sur l’accord du propriétaire.
Attention
L’OIBT, à l’article 6, réserve l’installation des bornes de recharge aux électriciens titulaires d’une autorisation d’installer délivrée par l’ESTI. Une installation réalisée sans cette autorisation est illégale et non couverte par les assurances en cas de sinistre. Le coût d’une pose par un professionnel agréé est en réalité une garantie pour les personnes et pour le bâtiment.
Cette obligation d’autorisation n’est pas une lourdeur administrative : elle garantit que le circuit dédié, les protections et la mise à la terre sont conformes, et que l’installation sera contrôlée selon l’OIBT avant sa mise en service.
Concrètement, voici comment je raisonne une installation de borne, étape par étape. Le guide complet figure en haut de l’article, avec les consignes de sécurité. La première étape, avant toute manipulation, est de couper le courant au tableau et de vérifier l’absence de tension avec un testeur conforme. Ensuite, je vérifie le tableau existant : capacité, place disponible, mise à la terre, protections en place.
Puis vient la pose du circuit dédié : un câble 5G2.5 ou 5G6 mm² selon la puissance, tiré depuis le tableau jusqu’à l’emplacement de la borne, avec un disjoncteur calibré (16 A ou 32 A) et un différentiel de type A ou B (30 mA). La borne est raccordée, la puissance est réglée en fonction du maillon le plus faible de la chaîne, puis l’installation est contrôlée selon l’OIBT.
Enfin, l’annonce au gestionnaire de réseau se fait avant la pose — l’installateur s’en charge — et la mise en service intervient dans un délai total de 4 à 8 semaines après la décision. Le contrôle de mise en service, facturé CHF 100 à 200, fait partie de la prestation et valide l’installation au moment de sa mise en route.
En résumé, toute installation de borne en Suisse passe par un électricien titulaire d’une autorisation d’installer délivrée par l’ESTI. C’est une obligation légale inscrite dans l’OIBT, une condition de couverture par les assurances en cas de sinistre, et une garantie de sécurité : le contrôle selon l’OIBT valide l’installation au moment de sa mise en service.
Le raisonnement présenté ici vaut pour une maison individuelle avec un raccordement standard. Pour une PPE, un immeuble locatif ou un tableau ancien, chaque projet se dimensionne au cas par cas, avec son canton, son gestionnaire de réseau et ses subventions. C’est précisément le type de raisonnement que je tiens dans un projet d’installation de borne pour le marché suisse : vérifier le tableau, dimensionner le circuit dédié, choisir la puissance en fonction du maillon le plus faible, annoncer la pose au distributeur et faire contrôler l’ensemble.
Non. L’OIBT, à l’article 6, impose qu’une borne soit installée par un électricien titulaire d’une autorisation d’installer délivrée par l’ESTI. Installer sa borne soi-même est illégal et non couvert par les assurances en cas de sinistre.
Une borne 11 kW triphasée couvre les besoins de 90 % à 95 % des véhicules résidentiels. La puissance réelle est limitée par le maillon le plus faible de la chaîne : la voiture, le câble de recharge ou la wallbox.
Comptez entre CHF 1'500 et 4'000, matériel et pose inclus, et CHF 2'000 à 3'000 pour une borne 11 kW triphasée dans la majorité des cas. La distance entre le tableau et la borne est le premier facteur qui fait grimper la facture.
La protection doit être assurée par un différentiel de type A ou B (30 mA). Le type B est recommandé pour la recharge : une fuite de courant continu, typique de la recharge, n’est pas détectée par un différentiel standard de type AC.
Oui, l’annonce est obligatoire avant la pose : Romande Energie, SIG, BKW, Groupe E ou les services industriels communaux doivent être informés. C’est une simple annonce dans la plupart des cas, avec un délai de traitement de 2 à 4 semaines selon le distributeur.
Le droit du bail suisse ne prévoit pas de droit à une borne pour les locataires : c’est le propriétaire qui décide. L’article 260a du Code des obligations exige le consentement écrit du propriétaire, y compris pour les places de parc. En immeuble, il faut passer par la PPE ou une démarche collective.
Sources et références